Découvrir l’Aqueduc du Gier – Rhône

Aqueduc du Gier

L’époque Romaine : des millénaires d’Histoire, des monuments présents aux quatre coins du Monde, des légendes et des mythes !

Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir l’un des plus beaux et intéressant, liée à la Capitale des Gaules, autrefois appelée Lugdunum. Comme toutes les grandes cités romaines, très peuplées et modernes, l’un des plus importantes ressources essentielles était l’eau. Afin d’alimenter les quelques 40 000 habitants de la cité, on décide de construire sous le règne de l’Empereur Trajan vers 110 après J-C (il est encore très difficile aujourd’hui de la dater précisément). Ainsi, avec ces 85 kilomètres de longueur, il est l’un des 4 qui alimentera la ville et surtout l’un des plus longs connus.

Il capte l’eau directement à la rivière du Gier (qui donnera son nom), près de Saint Chamond dans les forêts humides du Mont Pilat. L’eau est acheminée jusqu’à Fourvière. Tout au long une pente constante permet à l’eau de circuler. Il sera utilisé pendant presque 200 ans.

S’il fût détruit et que de nombreuses portions servirent par suite de « carrières » où les pierres furent réutilisées pour construire de nombreuses maisons et monuments, de beaux vestiges, classés aux Monuments Historiques dès 1875, existent encore. Je vais vous en faire découvrir quelques un, avec peu de photos afin que vous puissiez mieux les découvrir en vrai.

Le plus spectaculaire se situe sur la commune de Chaponost. Des arches (92 arches sur 550 m environ) sont situées au lieu-dit du Plat de l’Air et permettent de franchir la dernière vallée de son parcours, celle de l’Yzeron.  Ce qui marque, c’est l’utilisation de divers parements de moellons en losange colorés et autres briques rouge, ce qui montrent la volonté de marier esthétique et utile. Le meilleur moment de le voir est au soleil couchant, en printemps ou été, une magnifique lumière et de jolis reflets, surtout avec les champs à côté. Il a été retenu pour bénéficier du loto du patrimoine en 2018. 

La portion de l’Aqueduc que j’ai faite cette année se situe à Mornant, dans le Rhône. Le pont-canal du Mornantet présente une partie enterrée et l’autre sous forme d’arches (9 à l’époque, plus que 3 aujourd’hui).

Ce qui marque, c’est l’utilisation de divers parements de moellons en losange colorés et autres briques rouge, ce qui montrent la volonté de marier esthétique et utile. Le meilleur moment de le voir est au soleil couchant, en printemps ou été, une magnifique lumière et de jolis reflets, surtout avec les champs à côté.

A Saint-Joseph, toujours dans le Rhône, a été découvert en 1996, lors de travaux de terrassement, une borne de protection de l’Aqueduc. Elle servait à délimiter un espace de six à quinze pieds de part et d’autre duquel il était interdit « de labourer, de semer ou de planter » afin de protéger la canalisation souterraine. Une copie est exposée à la mairie, l’originale étant au Musée Gallo-Romain de Lyon. De nombreuses arches sont disséminée dans la nature environnantes, certaines envahis dans la végétation. 

Et ce n’est pas la seule, une autre a été découverte à Chagnon, dans la Loire, et se trouve dans un mur de la façade de l’église du village. 

Mais dans les environs se trouve pour moi le vestige le plus mythique et le plus “aventureux”, la “cave du curé”.

Objet de nombreuses légendes, son nom viendrait d’un fait qui raconte que cette portion enterrée de l’aqueduc a servit de refuge à une curé pendant la Révolution Française.

Son intérêt vient du fait  que cette portion de plus d’une centaine de mètres est « intacte ». En effet, on peut traverser la portion souterraine. Mieux vaut le faire avec une lampe torche et surtout de préférence pendant une période sèche, pas après une période de pluie. Sinon, il faudra prévoir des bottes et des vêtements de rechange ! Une partie nécessite même de s’accroupir un peu, parfait pour se prendre pour un aventurier, moins pour les claustrophobes ! 

Même si je connais les points principaux, de nombreux endroits sont encore à découvrir et peut être même à redécouvrir par des archéologues. Encore aujourd’hui, on découvre encore des portions lors de divers travaux réalisés à proximité.

Vous pouvez visiter les différents sites, faire de nombreuses randonnées qui permettent, en plus de voir ce que les Romains ont construits il ya presque 2000 ans, de nombreux sites naturels et autres villages cachés (Chagnon et son pont médiéval du 14ème siècle, Brignais, Soucieu en Jarrest…). Il existe même un circuit en voiture qui permet de suivre le tracé complet de l’un des plus grands aqueduc de France ! 

Ce qui permet de faire un vrai voyage dans le temps !

Bien entendu, une visite de Lyon et de ses monuments romains (le théâtre et le musée) est parfaite pour compléter cette visite.

Franck Seux

Franck Seux

Explorateur

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